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 Prélube du donjon vu par les personnages

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Mikado
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MessageSujet: Prélube du donjon vu par les personnages   Jeu 6 Mar - 18:50

Cette section du forum est destinée à raconter le début du donjon joué précédemment sur table. Ce texte est centré sur le personnage de Darkanel Deltifor

Prélude
Il était onze heures dans la cité plan de Moth-Délaée et la population de la ville commençait à affluer dans les rues. La sublime place de la fontaine était encore peu animée. De nombreuses personnes se donnaient rendez vous sur cette place d’une beauté irréelle. Deux immenses statues de pierre blanche à l’image d’anciennes déesses de la beauté et de l’amour trônaient au milieu d’une magnifique fontaine. Cette fontaine est connue de tous les habitants de la ville comme étant l’un des plus beaux endroits de la ville et on lui accorde aussi le pouvoir de rendre éternel l’amour de deux personnes qui se sont rencontrées sur cette place. De sublimes jets d’eau et de lumière illuminaient les statues des deux déesses de la beauté. La fontaine à la taille des statues faisait près de vingt mètres de diamètre.
A l’image de la fontaine, la place était elle aussi incroyablement belle. A l’intersection de quatre rues, pouvant chacune accueillir plus de dix hommes marchant les uns aux cotés des autres, elle avait elle aussi des proportions démesurées. Un temple de granit blanc en l’honneur du dieu de la bravoure et de la loi protégeait la place par sa réputation. De nombreux prêtres en armure d’acier gardaient le temple. Les premières personnes venaient d’arriver sur la place et déjà l’agitation se fit entendre. Des paroles fortes commencèrent à retentir dans l’auberge, le bazar était déjà bondé. Les clameurs des vendeurs arrivèrent aux oreilles d’un pauvre mendiant devant la taverne qui attendait une petite pièce. Les forges du temple étaient déjà en train de ronronner. Les petites boutiques ouvrirent leurs portes et déjà quelques curieux commencèrent à regarder les objets de toutes sortes. Dans cette foule deux personnages aux antipodes se démarquaient.
Le premier était un mendiant. Il avait élu domicile près de la taverne et attendait avec patience un petit quelque chose à manger. Le mendiant était maigre, tellement maigre que ses os étaient saillants sous sa peau. Des taches étaient visibles sur son corps et le rendaient misérable, encore plus misérable qu’il ne l’était. Pour tout vêtement il portait des loques, seul vestige d’une quelconque dignité. Ses cheveux crasseux recouvraient son visage dont il était impossible de discerner les traits. Pour seul compagnon, le misérable avait un rat. Ce rat était propre et plutôt gras à la différence de son maître comme si le mendiant avait préféré prendre soin de son rat plutôt de son propre corps. Le rat juché sur l’épaule de son maître dégoûtait les personnes qui rentraient dans l’auberge.
L’autre personne était un jeune homme sûrement noble. Cet homme blond avait des cheveux longs attachés en arrière par un ruban de soie, qui descendaient jusqu’au milieu de son dos. Son visage rasé de près était éclairé par de magnifiques yeux vert émeraude. Un sourire doux illuminait son visage. Ce sourire avait quelque chose de sincère et lui était souvent rendu même si personne ne le connaissait. Son haut était fait avec un velours violet brodé d’or tout comme ses bas. Une simple ceinture de cuir retenait ses bas. A sa ceinture, il portait une dague des plus banales dans son fourreau de cuir ainsi qu’un petit livre retenu par une chaine. Sa démarche lente, élégante, posée, montrait que l’homme était un noble de naissance et qu’il avait appris les démarches de la cour. Ses chaussures de ville glissaient sur le pavé sans émettre le moindre son. Le jeune noble avança vers la fontaine et s’y assit. Il commença à regarder la fontaine puis ses yeux observèrent toute la place. Il resta assis là sans bouger à attendre patiemment.
Cela ne faisait que quelques minutes que l’homme attendait quand un grand cri retentit. Une jeune femme venait de s’effondrer sur le sol. Une longue traînée de sang coulait de sa gorge. Le jeune noble horrifié du spectacle qui s’offrait à lui mit quelques instants à remarquer un homme en blanc, une dague ensanglantée à la main, qui partait dans l’une des grandes rues qui donnaient sur la place. Le jeune noble se leva du bord de la fontaine et partit à la poursuite du mystérieux assassin. L’homme en blanc courait dans la foule avec une telle aisance que pour le jeune noble ne put impossible de le rattraper. Au bout d’une vingtaine de secondes de course le noble dut concéder sa défaite devant l’assassin. « Monstre d’assassin qui ose tuer une femme en plein jour ». En revenant vers la fontaine, le noble aperçut un mendiant qui l’avait suivi dans sa course. Le même mendiant qu’il avait aperçu devant l’auberge. «J’ai l’impression que si j’avais perdu ma bourse je ne l’aurais jamais revue ». Devant le corps se trouvait un attroupement de prêtres et de passants. La foule poussait de petits cris de terreur et d’horreur devant ce macabre spectacle. Les prêtres du temple priaient pour que l’âme de la défunte puisse trouver la route de l’autre monde. Le jeune noble dut jouer des coudes pour pouvoir avancer dans la foule. Une odeur de crasse et de saleté la suivait depuis son arrivée devant la fontaine. Arrivé devant le corps, il put admirer la gorge de la femme, tranchée nettement. « Heureusement que je n’ai pas rattrapé cet homme, il m’aurait tranché la gorge avant que je puisse utiliser mon art ». Un prêtre en armure de plaques se baissa et prit dans ses bras la jeune femme. « Paix à ton âme, belle inconnue ». Le prêtre partit vers le temple, la femme dans les bras, et les autres prêtres dispersèrent la foule avant de repartir vers le temple. Un soldat du dieu du bien se pencha et prit sur le sol un étrange médaillon puis s’approcha devant un imposant homme de dieu.
Le grand prêtre était terrifiant et avait dans son dos une imposante claymore. Son crâne rasé laissait apparaître de nombreuses cicatrices toutes plus affreuses les unes que les autres. Son visage dur et sévère barré lui aussi de cicatrices pouvait terroriser n’importe quel passant. Ses deux bras musclés démontraient une puissance et une expérience des combats exceptionnelles. L’homme qui avait ramassé le médaillon après un rapide examen, était en fait une paladine, une guerrière du dieu de la justice. Sa main était crispée dans son gantelet, signe d’une intense colère contenue. « La colère et la violence ne doivent pas être le quotidien des femmes ». La jeune femme enleva son casque. Le jeune noble put apercevoir le visage de la paladine, ses yeux bleus azur parurent sublimes au jeune homme. Ses longues oreilles étaient percées de nombreuses boucles d’oreilles en pierres plus ou moins précieuses. Sa longue chevelure d’or descendait dans son dos telle une cascade. « Je savais que les elfes sont belles mais je n’aurais jamais cru qu’elles étaient si belles ».
« Comment cela a-t-il pu se passer, Père Melan. Devant la maison d’Héronéus en plus. Cet outrage doit être puni.
« Calmez vos ardeurs mon enfant, répondit-il, bienveillant mais sévère. Ces événements ne sont malheureusement pas rares par ici. C’est en partie pour cela que je vous ai fait mander en ces lieux. De dangereux assassins sévissent dans nos rues et il semblerait que tuer en plein jour ne leur fasse plus peur. Seul un guerrier d’Héronéus peut faire cesser leurs agissements.
-Prêtre Melan, comment pouvons nous lutter contre eux ?
-Nous ne pouvons utiliser que la force contre eux malheureusement. Ces assassins ne connaissent aucune limite. Ils tuent et volent sans but. Et tôt tout tard, ils devront passer devant Kelenvor le dieu du jugement.
-Messire mon cœur ne peut supporter une telle chose.
« À compter de ce jour, votre quête sainte consiste à débusquer ces brigands et, afin de purger Moth-Délaée de cette engeance de signaler à l’armée du Bien où se trouve leur repère. »
L’elfe se releva alors. Et l’homme reprit d’un air moins solennel.
« Elisa, vous aurez besoin d’hommes pour cette quête, et malheureusement je ne puis vous fournir de soldats, nous sommes trop peu nombreux avec la garde pour nous permettre de perdre un gardien. Moth-Délaée ne manque pas de mercenaires. Assurez-les qu’ils seront payés et …
Désolé de vous interrompre votre seigneurie, coupa le miséreux de sa voix rauque, mais il me semble que je pourrais vous aider, moyennant finances bien sûr, acheva-t-il en un sourire repoussant, frottant avidement ses mains l’une contre l’autre. »
Le prêtre darda un regard noir, visiblement offusqué par son apparence autant que par son odeur.
« Et vous êtes ? demanda, méfiante, la guerrière de la lumière.
Ben le mendiant, pour vous servir madame. Je suis dompteur de rats et j’ose dire sans embarras que je ne suis pas trop mauvais dans ce domaine.
Dompteur de rat ? dit-elle mi-dégoûtée, mi-intéressée.
C’est cela ma dame, j’apprivoise les rongeurs qui me rendent en échange quelques menus services. Ein, Katen, répondit-il tout en donnant une croûte sombre à son protégé.
Nulle aide ne se refuse, je suppose, acheva-t-elle en soupirant.
Douce damoiselle, enchaîna alors l’homme en violet, qui s’était avancé pendant l’échange. Je me nomme Darkanel Deltifor et je tiens à mettre mon art à votre service, et cela sans rémunération aucune.
Votre art ?
Je suis un faiseur de rêve, un modeleur d’image, se lança-t-il enjoué. Et je parcours le monde de manière à perfectionner mon art. De plus, il m’est difficile de tolérer sans broncher que l’on ôte la vie à de si délicieuses créatures, les femmes. Je voudrais couvrir le monde de couleurs nouvelles, de beautés permanentes, de fragrances…
Cela ira messire Darkanel, vous m’avez convaincue, interrompit-elle.
À votre service, Dame Elisa. »
Sur ces mots, une silhouette dans une grande robe noire s’avança. Sans posséder la beauté irréelle de la paladine, la femme était superbe. Son sang elfe lui donnait l’air d’une jeune fille d’environ quinze ans. Ses oreilles plus longues que celles des humaines ne portaient aucune décoration. Son corps svelte lui donnait l’air fragile mais l’arc dans son dos montrait qu’elle savait se défendre. Ses cheveux retenus par un anneau en or flottaient légèrement en l’air somme si son corps dégageait de l’énergie magique. «Voila une seconde beauté de la forêt ». Un petit chat blanc était posé sur ses épaules et commença à ronronner comme pour attirer l’attention sur sa maîtresse.
« Excusez-moi, entama-t-elle, confuse. Je … je m’appelle Leanaris, mais … mais vous … vous pouvez m’appeler Léa. Je suis une mage en formation et je cherche … non je veux la Vérité. Ma magie sera vôtre, si … si vous l’acceptez bien sûr.
Mais bien sûr Dame Léa, sourit Elisa. Votre vision des choses est juste et il me plairait de vous avoir à mes côtés.
Pardonnez, pardonnez messire le grand prêtre des très grands guerriers de la Justice et du Bien, railla le mendiant. Mais à combien se montera la récompense de pareilles actions ? Je dois vivre vous savez, je ne roule pas sur l’or.
Rassurez vos compagnons, répondit-il à la paladine, sans même accorder un regard à la loque crasseuse. Ils seront gracieusement payés, de quoi bien vivre et ce, pendant de nombreuses années.
Vous serez bien payé si cela vous inquiète, maître rat, répondit-elle narquoise au mendiant, comme s’il n’avait pu entendre le haut prêtre.
Me voila rassuré madame.
Cela étant réglé vous pouvez donc y aller, tonna le Père Melan. Si… »

Sur ses mots la lueur de la voute céleste diminua et l’air se rafraichit. La haute tour de la place s’illumina d’une lueur bleue. La fontaine émit elle aussi une lueur bleue comme en réponse à la tour. Une voie grave venant de partout et de nulle part en même temps retentit.
« Salutations à vous Délaéens et voyageurs. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je me nomme Keldin, et je suis ce que l’on nomme vulgairement un haut-mage. J’ai besoin de vous. Quiconque recherche gloire et or est convié à me rejoindre dans ma tour. »
Sur ces mots, la luminosité du ciel redevint normale et la tour ça couleur habituelle. Une imposante voute d’onyx apparut à la base de la tour. De nombreux passants, mendiants et autres accoururent vers la tour et y pénétrèrent. Darkanel avança d’un pas rapide vers la tour et y pénétra sans se retourner vers ces compagnons d’un instant.
« Messire Darkanel, où allez vous ? lança Elisa, retenant d’un bras l’avidité du mendiant. Vous êtes impliqués dans une quête pour… »
Une fois sa phrase terminée, l’artiste pénétra dans l’imposante tour sans avoir répondu à la paladine. Quelque peu offusquée par le comportement du jeune homme, la paladine dut utiliser tout son contrôle pour ne pas se mettre à la poursuite de cet impudent. L’elfe comme pour penser à autre chose se tourna vers le petit groupe.
« Je vous remercie Père Melan, nous n’apparaitrons devant vous qu’avec le nom de la cache de ces brigands, je vous le jure.
_ Je n’en doute pas mon enfant, répondit-il avant de s’en aller vers le temple blanc.
_ Quand à vous, dit-elle en se retournant devant Léa et Ben. Ce médaillon vous dit-il quelque chose ? demanda-t-elle en présentant un symbole en or : un cercle frappé de deux dagues.
_ Non désolé, répondit l’homme d’haillons.
_ À moi si … je crois, tenta la demi-elfe. Il me semble qu’il s’agit du symbole d’une guilde d’assassins, enfin pas exactement … enfin si … la guilde n’exerce plus je crois. Mais, il me semble que la guilde opérait plus à l’ouest.
_ Soit, merci dame Léa. Bon, maintenant allons cherchez l’artiste, dit l’elfe un point sarcastique.
_ Je vous suis madame, accompagna la voix rocailleuse. »
Le petit groupe marcha lentement vers la tour quelque peu terrorisé par cette immense bâtiment de pierre qui il y a peu de temps venait d’avaler de nombreux humais sans les avoir pour le moment recraché. La paladine se concentra pour sentir la fluide de toutes choses.
« Je ne sens pas de force maléfique derrière ce rideau de ténèbres, chuchota Elisa.
_ Je vais envoyer mon chat voir ce qui se passe de l’autre côté, proposa la jeune magicienne, le félin bondit alors vers l’ouverture, disparaissant une fois le seuil franchit. »
La jeune magicienne fut déconcertée par la sensation qui la traversa. Cet animal avait avec elle un lien étroit, ce lien permet pour le maître et son familier de se ressentir mutuellement par la pensée. Le lien entre son maître et son familier venait de disparaître. La magicienne dut passer quelques instant à se concentrer sentir son animal. Une peur intense la submergea, la même peur que ressentait son chat. Le vagabond exécuta de rapide mouvement de bras et ressenti une aura magique d’une puissance surprenante émanant de la tour.
« Bon on y va alors… marmonna la paladine. »
Le petit groupe traversa l’arche.
*
* *


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MessageSujet: Re: Prélube du donjon vu par les personnages   Jeu 6 Mar - 18:51

Une étrange sensation parcourra le jeune noble. Une lumière blanche l’aveugla. Son corps fut comme dématérialisé et transportait dans un autre endroit en une fraction de seconde. Quand il ouvrit les yeux il était devant trois imposantes créatures velues à huit pattes. De nombreux yeux rouges brillaient sur le devant de leur corps. Deux imposantes mandibules claquaient sous leurs yeux. Les araignées étaient de taille monstrueuse pour des arachnides, deux arrivaient au niveau des genoux d’un homme et la troisième arrivait au niveau de la taille. « Ma vie aura était courte » Une peur immense envahit Darkanel qui commença à trembler. D’un mouvement sans grande détermination il saisit sa dague. Sa main tremblante commença à exécuter d’étrange mouvement dans l’air et il commença à réciter des paroles dans une langue antique. Une énergie magique traversa le corps du jeune illusionniste. D’une pensée il modela cette énergie et créa un double de lui. Les araignées chargèrent sur les deux mages. Les deux petites araignées enfoncèrent profondément leurs mandibules dans la chair du jeune noble. Une douleur foudroyante le parcouru. L’illusionniste s’effondra et disparu. A ce moment un bruit de ferraille retentit dans son dos. Elisa, le mendiant et Leanaris venaient d’arriver dans son dos. « Ouf, peut-être que je ne vais pas mourir en fin de compte, espérons qu’ils seront de mon côté dans cette bataille ». Sur ces pensées, les petites araignées passèrent à nouveau à l’attaque. Les deux visèrent une jambe de l’illusionniste. D’un coup de dague tremblant Darkanel put se protéger d’une araignée, mais l’autre en profita pour frapper la jambe sans défense. Une douleur foudroyante lui parcourra la jambe. Le monstre lui injecta un liquide qui lui absorba une partie de ses forces. Comme sentant ma douleur de son compagnon, la paladine avança et du bout de son épée toucha le dos de l’homme. Une douce chaleur lui parcourue le corps. La blessure que venait de lui infliger l’araignée se referma et la douleur s’estompa. « Merci guerrière du dieu de la bonté ». Le mendiant quand à lui recula contre le mur et ouvrit sa manche en prononçant d’étrange parole. Une rat énorme sortit de celle-ci et fonça sur une araignée. L’énorme rat possédait des yeux aussi rouges que le sang et une lueur malveillante brillait dans ses deux orbes rouges. Sa morsure rata de peu une des pattes de l’araignée qui venait de morde l’homme en violet. La demi elfe, n’ayant pas bougé prit son arme et encocha une flèche. Un trait partit de l’arme et alla se ficher dans le mur d’en face, sans avoir touché une créature. Sentant le danger, l’illusionniste fit un pas en retrait en essayant de bloquer toutes les attaques des monstres à huit pattes. Voyant une proie s’échapper, les deux araignées avancèrent pour frapper leur gibier. La première frappa le magicien qui évita le coup en déplaçant sa jambe au dernier moment. La seconde fut plus chanceuse, ses imposantes mandibules s’enfoncèrent dans les chairs de l’elfe. L’elfe frappa pour punir cet affront mais l’animal avait anticipé l’attaque et se mit hors de portée quand l’épée vengeresse siffla. Une douce mélodie retendit dans le dos de la paladine. La magicienne comme en transe traçait dans arabesques avec le bout de ses doigts. Quand elle arrêta son chant, elle tendit le bras et une boule d’énergie magique sorti de sa main et alla se ficher dans la chair de l’araignée la plus proche. La monstre touchait poussa un petit cri avant de s’écrouler. En réponse au chant de la magicienne, l’illusionniste entonna lui aussi une incantation, plus grave, mais tout comme le chant de la magicienne impressionnante. Ses bras tracèrent des formes étranges tout comme ses doigts. Ses membres étaient comme manipulés par une force supérieure. A la fin de l’incantation, Darkanel tendit une main vers les créatures et un cône de lueur enchanteresse en sortit. Les araignées, frappées de plein fouet par cette décharge de lumière s’écroulèrent.La paladine avança vers la plus grosse des araignées et leva sa longue épée et la ficha dans le corps du monstre. Un spasme secoua le monstre et son corps disparut comme si il n’avait jamais existé. Les deux autres créatures à huit pattes disparurent elles aussi. Une imposante porte apparut dans au milieu du mur en face des combattants.
« Merci de votre aide, si vous n’étiez pas arrivé je serais sûrement mort à l’heure qu’il est. Désolé d’être parti et ne le prenez pas comme une offense, mais si je suis partit c’est car ma raison de ma venue sur la magnifique place de la fontaine et cette tour, enfin plus précisément le maître de cette tour. Il y a quelques jours j’ai reçu une lettre de ce Keldin qui ma fort intrigué. Il me demandait de venir le voir pour voir mon art. Sa missive ma surprise et intrigué. J’ai donc fait des recherches sur cet homme et j’ai découvert qu’il était un maître des arts profanes. Je suis donc allais au lieu du rendez-vous et lorsque j’ai entendu la déclaration de Keldin ma curiosité à pris le dessus et je suis donc rentré dans la tour.
_ Mais vos engagements tiennent-ils toujours ?
_ Oui madame, même si mon attitude a été cavalière, je tiendrais ma parole et je vous aiderais pour débusquer ces meurtriers. Mais avant je vous propose de d’aller parler à ce Keldin.
_ Je suis d’accord avec vous. »
Le groupe avança d’un pas lent, Darkanel en tête. Une fois devant les lourds battant de bois et de métal une étrange sensation envahi Darkanel. Lorsqu’il poussa les battants, les couleurs défilèrent devant ses yeux. Le sol se déroba sous ses pieds. La salle de pierre lisse lassa place à un vaste salon avec sur tout les murs des bibliothèques remplies de livre de tailles différentes, de forme plus où moins étranges. Certains même avaient l’air de dater d’un autre temps, d’une autre époque, d’un autre monde. Un brasier brulait dans une petite cheminé. Un homme sans âge dormait dans un gros fauteuil. Une chose étrange attira l’attention de Darkanel, un petit monticule de terre se trouvait devant les pieds de l’endormi. La masse de terre se mit à se déplacer vers les nouveaux arrivants. La peur s’installa dans l’esprit du noble. La motte de terre commença à sortir de terre. La petite motte de terre du début était maintenant un impressionnant monstre de terre d’environ deux mètres cinquante qui se dressait devant le groupe.
_ Réveillait vous ! cria le mendiant.
L’endormi esquissa un petit mouvement de tête. Le monstre de terre dominait de ça taille le jeune Darkanel, leva son bras de terre et frappa. « Voila, adieu magnifique paladine et belle magicienne, ma vie touche à sa fin ». L’homme dans le fauteuil leva son bras. La bras de la créature heurta un mur invisible et s’arrêta.
_ Tobi ! Dors ! cria l’homme.
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